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Prix du pétrole brut – L’année 2006 sera faite de hauts et de bas

Après une montée en flèche avec un chiffre record de 78,40 $ US par baril en juillet 2006, le prix du pétrole brut léger non corrosif vendu sur le New York Mercantile Exchange est tombé le 20 septembre à son niveau le plus bas en six mois quand les prix ont chuté aux États-Unis jusqu’à 60,47 $ US par baril. Tandis que les analystes attribuent la baisse de 23 pour cent à l’apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, à l'absence de menaces d'ouragan dans le Golfe du Mexique et à la fin de la saison estivale de forte circulation automobile, le marché mondial du pétrole brut est une entité dynamique et quelque peu imprévisible qui est exposée à un certain nombre de facteurs de risque.

Perspective historique

À partir du début des années 1920, l'achat et la vente de pétrole brut ont changé radicalement quand des multinationales ont acheté des approvisionnements à des grands producteurs principalement situés au Moyen-Orient. À ce moment les contrats étaient basés sur une formule fiscale avec revenus garantis pour attirer les gouvernements vers des pays producteurs comme l'Arabie Saoudite.

En 1960, l'Iran, l'Irak, le Koweït, l'Arabie Saoudite et le Venezuela ont formé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) afin de pouvoir influer sur le cours mondial du pétrole brut en établissant des limites de production. En 1973, huit autres principaux pays producteurs de pétrole (le Qatar, l'Indonésie, la Libye, les Émirats arabes unis, l'Algérie, le Nigéria, l'Équateur et le Gabon) se sont joints à l'organisation. La même année, l’OPEP a eu pour effet de quadrupler le prix du pétrole brut importé en Amérique du Nord qui est passé d’environ 3 $ US à12 $ US par baril.

Dans un effort pour protéger son économie du choc des augmentations phénoménales du cours du pétrole brut, le gouvernement canadien a alors décidé d’établir un prix national pour le pétrole brut, inférieur aux niveaux mondiaux. D'octobre 1973 à juin 1985, le Canada a connu une période de réglementation et le prix canadien du pétrole brut a été placé bien en dessous du prix international. En 1978-79, le schah d'Iran a été chassé du pouvoir, la révolution a éclatée, la demande mondiale de pétrole s’est intensifiée et le prix du pétrole brut est monté en flèche, atteignant 40 $ US par baril. Un an plus tard, le Canada a présenté le programme énergétique national (PEN) qui a fait l’objet de controverses. Des augmentations périodiques du prix canadien du pétrole brut ont été destinées à le faire remonter jusqu’aux niveaux mondiaux, mais cet objectif n’a jamais été atteint. Au cours des années suivantes, l'industrie du pétrole a réagi face à la situation incertaine créée par le PEN en réduisant ou, dans quelques cas, en retirant totalement son investissement des provinces canadiennes productrices de pétrole.

« Le nouveau gouvernement a considéré que la période de réglementation avait un effet négatif sur l'économie du Canada parce qu’elle était inefficace et qu’elle diffusait de mauvais signaux. En juin 1986, le gouvernement a donc déréglementé le marché afin que les producteurs puissent vendre du pétrole brut sur le marché international au taux en vigueur. Aujourd’hui, la politique du gouvernement est toujours de libéraliser les marchés », a expliqué Cliff Brown, conseiller principal au sein de l’Office national de l’énergie.


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