|
Prix de l’essence et du pétrole brut : tendances historiques
Quelques semaines seulement après que le Fonds monétaire international (FMI) ait annoncé un « bouleversement permanent des prix du pétrole » et des prix énergétiques à la hausse pour les 20 prochaines années, les prix du pétrole brut et de l’essence affichent des niveaux records à l’échelle mondiale.
Selon M.J. Ervin Associates, le prix à la pompe moyen au 16 août atteignait 1,045 $ le litre, porté par les prix du pétrole à l’échelle mondiale qui avaient dépassé les 65 $ US le baril (77,66 $ CA). En se basant sur l’indexation du dollar, la moyenne hebdomadaire du prix à la pompe a fracassé le record du prix annuel moyen enregistré au Canada en 1985. Durant cette année, le prix annuel moyen était de 51,4 cents le litre, ou 87,4 cents en dollars indexés de 2005.
Bien que les prix actuels ne représentent que des moyennes hebdomadaires, ils semblent être en voie d’établir un nouveau record en ce qui concerne leur moyenne annuelle.
Les prix du pétrole brut ont été le facteur le plus prépondérant dans la flambée des prix à la pompe et semblent vraisemblablement avoir le même effet sur le mazout de chauffage utilisé en hiver. Parallèlement, le prix des combustibles concurrentiels a aussi augmenté, comme celui du gaz naturel qui a atteint 9,50 $ par millier de pieds cubes au 15 août. (Par comparaison, ce prix était de 2 $ ou moins par millier de pieds cubes durant la majeure partie des années 1990.)
Le mouvement haussier des prix du pétrole a semblé prendre de l’ampleur pendant la saison estivale, alors que la consommation de brut à l’échelle mondiale s’est maintenue à plus de 80 millions de barils par jour (bpj). Vers la fin du mois d’août, l’ouragan Katrina a frappé la côte du golfe des États-Unis, forçant l’interruption des activités de production pétrolière au large des côtes et endommageant de nombreuses raffineries côtières ainsi que le Louisiana Offshore Oil Port, le plus important centre d’importation de pétrole du pays. Du côté des approvisionnements, les prix du pétrole et de l’essence se sont mis à grimper.
Parmi les autres facteurs, on remarque une croissance des économies respectives des pays en voie de développement, qui a sans cesse absorbé la quasi totalité de la capacité de production de réserve à l’échelle mondiale. L’économie chinoise s’est révélée la plus influente, avec des taux de croissance annuels frôlant les 10 pour cent. Selon l’analyse BP Statistical Review of World Energy, la consommation de pétrole en Chine s’est accrue de 16 pour cent ou 900 000 bpj en 2004, et le FMI a identifié la Chine comme étant le principal vecteur de l’augmentation de la consommation mondiale annuelle de pétrole que l’on estime de 2,1 millions bpj.
Selon la U.S. Energy Information Administration (EIA), la hausse de la consommation a été de 2,7 millions de bpj en 2004. Cette donnée fait contraste avec l’évaluation de l’EIA qui avait établi que la capacité de réserve mondiale actuelle était légèrement supérieure à un million de bpj.
suivant >>
|