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Exportations canadiennes d’énergie en 2004
Le pétrole brut et le gaz naturel sont les produits énergétiques canadiens les plus exportés.



Importations canadiennes d’énergie en 2004
Le pétrole brut et le gaz naturel représentent près des trois quarts des importations d’énergie au Canada



Exportations totales/Exportations d’énergie
Les importations du Canada dans ce secteur représentent moins de la moitié de ses exportations. Les importations ont elles aussi augmenté en raison des hausses de prix.



Importations totales/Importations d’énergie
Les importations canadiennes de produits énergétiques affichaient également un bon taux de croissance, celui-ci ayant augmenté d’environ 26 pour cent pour atteindre 24,9 milliards $, incluant une hausse de 25 pour cent des importations de pétrole brut.

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Le commerce de l’énergie au Canada

Les exportations de produits énergétiques ont augmenté de façon beaucoup plus significative que les exportations totales, portées par d’importantes hausses de prix et par une hausse de la demande énergétique. Les prix plus élevés du pétrole et du gaz naturel ont entraîné une augmentation du coût des importations. Les prix de l’électricité, qui ont diminué de 6 pour cent, ont aidé à atténuer ces impacts.

L’importance du commerce

C’est sans aucun doute depuis la préhistoire que l’homme s’adonne au commerce, soit depuis que les aventuriers ont découvert que d’autres gens vivaient dans différentes régions et possédaient différentes ressources. Ces ressources pouvaient être cultivées ou développées, échangées « telles quelles » ou utilisées pour fabriquer des produits aussi variés que les compétences ou l’ingéniosité de leurs créateurs. Au sens le plus strict, le commerce consiste simplement à acheter ou à vendre des biens. À l’échelle mondiale, il joue un rôle essentiel pour stimuler l’activité économique, bâtir des économies vigoureuses, atténuer la pauvreté et compenser la rareté ou le manque de ressources.


Les avantages du commerce international au Canada

En théorie comme en pratique, les avantages du commerce international sont bien connus. Un pays qui se livre au commerce international jouit des avantages que procurent la rentabilité et la spécialisation de ses produits, puisqu’il peut les échanger contre des biens et des services qui ne peuvent être produits à l’intérieur de ses frontières, ou qui le sont à un coût beaucoup plus élevé.

Pour l’économie canadienne qui est plutôt modeste, le commerce signifie également que nos marchés peuvent rejoindre un nombre de clients beaucoup plus important que ceux qui composent notre seul marché intérieur. Pour les industries automobile, agricole et énergétique qui, par exemple, produisent parfois le double de nos besoins, le commerce instaure un marché qui permet d’échanger des produits, tout en créant de nombreux emplois et en génèrant d’importants revenus. L’avantage comparatif du Canada au plan du commerce de produits énergétiques se traduit par le coût plus faible de plusieurs autres produits, comme les vêtements, les fruits et légumes, les appareils électroniques grand public ainsi que différents services.

L’argument voulant que la restriction sélective du commerce de produits énergétiques aurait pour effet de réduire les coûts pour les Canadiens a été réfuté en de nombreuses occasions. Récemment, certaines provinces ont tenté de limiter la hausse des prix de l’essence à l’intérieur de leurs frontières. Résultat : le prix « provincial », en apparence plus faible, a créé un problème d’approvisionnement pour ces provinces. Les prix étant plus élevés dans les provinces avoisinantes, les fournisseurs ont tout simplement dirigé leurs produits vers des marchés où ils pouvaient obtenir un meilleur rendement.

La logique boiteuse du « commerce sélectif » nous apparaît évidente quand on applique le concept à d’autres produits. Les produits agricoles, forestiers et industriels comme la viande bovine, le bois d’œuvre et les voitures sont tous créés à des fins d’exportation. Ces produits sont tous coûteux pour les Canadiens et sont vendus au « prix du marché ». En limiter l’exportation dans le but d’offrir aux Canadiens un prix « canadien » aurait pour effet de décourager toute fabrication de ces produits pour en faire la vente au Canada. Les investisseurs se tourneraient vers des entreprises en mesure de toujours obtenir le prix du marché pour leurs produits et l’économie canadienne s’en trouverait désavantagée.


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